CROIRE
INSTANCES
À genoux sur le tranchant d'un cœur à vif,
tu regardes l'amour se vider de lui-même,
sans oxygène
se répandre en sanglots
Naissance d'un océan malade.
Qui serait assez radieux,
saurait planter les arbres sur des larmes.
Qui de son regard en chercherait les cimes,
Qui conversent avec le ciel.
Persistance d'un jardinier liquide.
Cette fleur qui naît si tôt,
Si brève de sève,
Sait-elle de quoi je la cueille
et pour qui sa mort sera si belle à croire.
Croire.
En contre-danse d'un baiser voleur.
10 COMmentaires:
De retour !! deja?? MD
Comme c'est beau !
ce CROIRE
mêlé à la marée des INSTANCES
ce croire est la virgule hamac
dans laquelle le poing furie volcan
se tédend enfin, déjà.
pas las mais là,
maintenant ici
je te sens qui t'accorde la rémission
la permission
le souhait de oui,
Croire et ViVre.
la résilience apporte des saveurs de baisers furia
tu vivras pour les porter, en toi male mirmade.
De l'oxygène dans ce texte
très bon voulais-je dire mais
ça se respire agréablement même si
et même si, avant ou parfois des fois
nous prenions ce masque pour nous faufiler en ville
derrière ces
profils et visages blancs
aux dimensions colorées
mais exposées en noir et blanc.
Merci
merci pour ton retour ça fais chaud au coeur de te relire .remonte à la surface de notre bocal de vie fish à la lumière du jour il y fait toujours plus chaud avec le recule .merci pour ta présence bises
My Familiar
My Love
Again it is the time when the narcissus whip
Each other too soon, clouds collide and disperse
Winds are non comitial, their messages frighten many
We
Can hold this
I stake myself to it and do not falter
The angels are hard to pin down- their nature is movement
They are vectors, messengers
The perfect terror, the million mile trek
This temporarily leaves us cold
Sleeping Reptilian. We will sleep amphibian
One eye open, walking secretly awake
Into dreams without succumbing
My Familiar
Dig deeper still, to that which you know very well
The art of dimensional smuggling
Remember it
“You did, that’s how you got here”
We have called the blind healers
Who go into the shadow realm
To suck out all malady
And they have arrived
Angels, watch one of their own
And know
You carry the magic
A hard path
“Winged words” Like arrows, like poison, are the shaman’s dart
The work carried out in solitude, in seduction
We are naked in this
In beauty you sit
On ne croit jamais assez...
Je t'embrasse
Qui serait assez radieux,
saurait planter les arbres sur des larmes.
Qui de son regard en chercherait les cimes,
Qui conversent avec le ciel.
- OUI, qui, sinon l'auteur de ces mots magnifiques ?
Au début je trouvais ça triste, glauque, trop dark pour une nana sous Deroxat... Mais au final ça me fascine...
Nous passons notre vie à éviter la lisière. A être spectateur sur un balcon d’amertume. A se dire que nos deuils viennent d’ailleurs, qu’ils arrivent comme une conspiration. Secoués par un séisme d’incertitudes. Et depuis nos échafaudages, nous admirons le rideau de cendres qui réduit notre champ de rencontres, sans protestation.
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