lundi 20 octobre 2008

COMPRESSIONS

On reprend vie lorsqu’on abandonne, qu’on passe de l’autre côté avec violence et qu’on s’enfuit vers la sortie sans compromis. On se révèle alors comme autant de revers obscurs d’un ensemble de plaies apparentes. Nos identités s’annoncent par le ventre, elles vrillent les chairs et concasse les os jusqu'à ce que ça gicle et que mes restes se nouent autour du dernier regret.

Ta présence et ton absence ponctuent toutes mes phrases, ratatinent tous les mots les uns contre les autres.



2 COMmentaires:

Caillou a dit…

Je découpe chez Blanchot pour glisser à la surface de l'écran :

"Que ce qui s'écrit résonne dans le silence, le faisant résonner longtemps, avant de retourner à la paix immobile où veille encore l'énigme"

"Les yeux ouverts sans regard, je deviens l'absence infinie".

(Bon, je te laisse, j'ai encore des pochettes à remplir et des étiquettes à colorier)

ichandrae a dit…

puissant écrit.
C'est vrai le passé c'est une raconte du moi obscur, blessé, ce qui est clair c'est le présent c'est urgent qu'on n'a pas le temps a réfléchir.