SYNDROME DE CENDRILLON
Alice ne croit plus aux hommes, elle n’en attend plus rien. Quand elle les observe, ce sont de petits garçons perdus qu’elle voit, tantôt à fuir dans leurs certitudes improbables, tantôt dans leurs indécisions lâches et égoïstes. Le moment qu’elle redoutait depuis longtemps se trouve juste là, dans cet instant ou plus rien ne pourrait lui faire croire encore à l’existence éventuelle de l’exception. L’image du père elle-même s’est fissurée en cent milles mensonges, dévêtue du voile magique devant le regard de petite fille. Aujourd’hui Superman perd sa cape, son costume, et trébuche dans la vie sans aucun panache. Alice se voudrait cynique, comme ça, par protection, mais définitivement elle ne l’est pas. Il y a juste cette drôle d'angoisse qui l’envahi au fur et à mesure que s'évapore l’épaule, le torse, la carrure de ce vertige masculin pour couillonne qui fait plus de fumée que de bruit. Dans cette solitude inattendue, Alice ouvre les yeux bien plus grands qu’a son habitude et se découvre elle-même comme débraillée d’un optimisme qu’elle ne concevait pas aussi précaire. Alice fouille dans son sac, à la recherche des petites pilules prescrites la veille. De ruptures en ruptures décidément, le destin s’est promis de lui faire passer le goût des autres et particulièrement de celui là.

3 COMmentaires:
B. Walsh a dit...
Ouch.
mercredi 23 mai 2007
Bridget a dit...
P'tit cône ou pillules... ???
mercredi 23 mai 2007
Cécile a dit...
y'a de ça aussi oui...
mercredi 23 mai 2007
Katy- a dit...
y'a comme qui dirait des trucs bizarres qui se trament ici.. j'ai raté un épisode ? t'aurais l'ombre d'un blog jumeau fish ?
J'ai pourtant pas gobé de pilules, ni abattu de super héro...
mercredi 23 mai 2007
Lily Lune a dit...
"Tu m'aimes, n'est-ce pas ? Tu n'aimes que moi ? Redis-le moi encore avec ces yeux-là. Hélas ! Nous autres pauvres femmes, nous ne savons jamais au juste ce qui se passe dans le coeur d'un homme. Nous sommes obligées d'en croire vos yeux et les plus beaux, sont quelquefois les plus menteurs." V. Hugo
Pas superman mais simplement sans condition, dans l'absolution la plus totale. Juste une fois surtout là où le père échoue. Pour voir. Comme cap ou pas cap mais en priant pour ne pas gagner. Encore.
mercredi 23 mai 2007
TOLGA a dit...
La pauvre. Moi, je ne pourrai pas me passer d'eux. Les hommes. Je les aime trop, même avec leurs terrifiants défauts.
Et pis, les bons copains (qui sont aussi des hommes) valent mille fois des pillules pour faire passer les indigestions!
mercredi 23 mai 2007
marsha a dit...
Toutes ces croyances sont fausses.
jeudi 24 mai 2007
Alice post morterm a dit...
Fish turn pour gagner
Tu joues seulement pour gagner à ce jeu sans règles ou seulement les tiennes
Qu’il faut déchiffrer comme les os d’un griot dans les clous que tu sèmes derrière ton dos
Qui transforme en statue de plaies sur laquelle tu jettes du sel
Et tu disparais dans l’aveuglante douleur
Et ce seront les sentiments d’autres qui courront sur ta peau
Ce seront leurs mots que tu engouffreras
Leurs miroirs flatteurs redorant le tien
Ton favori butin
Tu leur prendras tout et y prendras-tu plaisir
Et eux dans le mutisme de l’échec
Ils ne pourront pas dire qui tu étais cette fois-ci
De quelle façon tu prétendais tes envies
Et de leur cœur écrasé s’échapperont mille questions
Qui rejoindront les autres dans le ruisseau
Et tu iras d’un bond tranquille secouer d’autres mers
Changeant de couleur au gré du courant
Te faisant rétif récif tu t’amarres de tristes épaves
Que tu abandonnes la tripe à vif
Découpées par ton sillage sans même le radeau d’un sincère mot gentil
Et abordant d’autres rivages
Qui seras-tu cette fois-ci Pousseras-tu les mêmes cris
Seront-ils s’en amuser ou comme tant d’autres
Se feront-ils abuser du flot de tes jouissances
De laquelle de tes révolutions seras-tu le fer de lance
Seront-ils transpercés de ton indépendance
De quelle dorure peindras-tu ton cœur
De quel déguisement habilleras-tu tes sentiments
Ne laisseras-tu comme vague odeur
Que celle fétide d’un lendemain de fête
Une fête que toi tu t’es faites
Mais que eux ça leur aura fait perdre la tête
Tu joues seulement pour gagner
Tu joues tout seul
L'impression d'être passée par là il y a quelques années... d'avoir "utilisé" les hommes pour m'en sortir, et retrouvé au détour d'une nuit dans des draps inconnus, un optimisme plus profondément ancré que je ne le croyais...
alice his aliVe
that's what's CONTE
pillz ou champignons
l'effet fait des reflets sur le miroir
vive Alice et ses merVeilleux doutes et bonheurs !
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